Les mémoires de Jean Baptiste GERBIER, poitevin, dit Fuchsia

signature de Jean Baptiste GERBIER (1835-1890)

Comme l’écrit si justement Alain, la généalogie nous réserve bien des surprises.
Aujourd’hui, pour moi il s’agit de deux rencontres : celle d’Alain tout d’abord, féru de généalogie, qui m’a conduite à Jean Baptiste GERBIER. Ah, Jean Baptiste, un personnage haut en couleurs, qui démarre toujours sa journée par « une petite goutte ».

Et quel précieux témoignage nous laisse-t-il !

Je passe la plume à Alain pour vous le présenter.
Tatiana

Quand la généalogie nous réserve des surprises…

page du manuscrit de Jean Baptiste GERBIER (1835-1890), poitevin, dit FuschiaC’est à l’occasion de recherches effectuées dans le cadre de l’histoire et la généalogie de ma famille, que le frère cadet de mon père a eu l’heureuse initiative de me confier, sachant que je rencontrais des difficultés pour établir mon ascendance GERBIER, un ensemble original de trois cahiers manuscrits qui lui ont été légués après le décès de sa tante maternelle Jeanne GERBIER qui résidait à Tourcoing (Nord).

Je me suis mis ainsi à parcourir avec avidité ces lignes écrites au milieu du 19e  siècle par Jean Baptiste GERBIER, un de mes trisaïeuls, envahi par une émotion intense qui m’a transporté de manière stupéfiante dans cette époque.

Le manuscrit de Jean Baptiste GERBIER (1835-1890)

Acte de Naissance de Jean Baptiste GERBIER, 1835, Saint-Pardoux, Deux-SèvresIl s’agit du récit exprimé simplement de la vie très rude d’un garçon de la « Gâtine poitevine », nom donné à une contrée du Poitou, au nord de l’actuel département des Deux-Sèvres, qui, devenu jeune homme, eut précocement et de toute évidence le « goût du voyage » qui le conduisit à entreprendre en 1853 un « tour de France » pour se perfectionner dans son état de jardinier. Il y fait référence à René CAILLIÉ ou CAILLÉ, explorateur célèbre, natif lui aussi des Deux-Sèvres, qui l’a sans doute motivé et inspiré dans sa recherche du soi.

Acte de Décès de Jean Baptiste GERBIER, 1890, La Bassée (Nord)Ce « tour de France » fut interrompu en 1859 dans la région Nord-Pas de Calais où Jean Baptiste se fixa, épousant en secondes noces Élisa Victoire Florie DUTHOIT. C’est ce qui explique qu’un rameau de la famille GERBIER ait migré du département des Deux-Sèvres, plus précisément du village de Saint-Pardoux, vers le département du Nord où elle a fait souche, en l’occurrence à La Bassée. Les recherches que j’ai effectuées sur cette famille me permettent d’affirmer aujourd’hui que Jean Baptiste est à l’origine des GERBIER de la région Nord-Pas-de-Calais.

Découvrez les mémoires de Jean Baptiste GERBIER, poitevin, dit Fuschia

De lecture difficile, j’ai considéré qu’il serait intéressant de transcrire ce récit tout en essayant de lui conserver sa forme originale, me contentant de rectifier l’orthographe aussi bien que possible, les mots étant souvent écrits phonétiquement. Par force, je me suis trouvé dans l’obligation de m’intéresser à de multiples disciplines telles que la Géographie ou encore l’Histoire, tenant en effet à vérifier les lieux ainsi que les événements décrits et relatés par Jean Baptiste au long de son périple. J’ai été fort surpris de constater que ceux-ci se sont majoritairement révélés conformes à la réalité.
Il m’est alors venu la question de savoir de quelle manière je pouvais faire connaitre au plus grand nombre des passionnés ces mémoires qui, bien que portant sur une période restreinte, restent avant tout un témoignage « vivant » de la ruralité de l’époque. J’ai donc entrepris de transcrire ce récit simplement en le mettant en forme à l’intention de ma famille et de mes cousins généalogiques, car je pensais que je ne devais pas conserver cette « richesse » uniquement pour ma satisfaction personnelle. Par suite, j’ai envisagé de le publier, mais j’ai dû rapidement y renoncer. Et puis, j’ai découvert ce type de « site web » nommé « blog » qui allait m’autoriser à publier petit à petit, jour après jour, des textes et éléments multimédias dans des pages qui me permettraient également de répondre aux avis, questions et commentaires de lecteurs qui pourraient me contacter par courrier électronique. C’est ainsi que j’ai retenu cette dernière solution.

Ce personnage, dont j’ai choisi de transcrire les mémoires, admirable par la culture générale qui se dégage de ses pensées et écrits pour un fils issu de la petite paysannerie, figure au rang des petits et sans grades de l’Histoire. Il n’a mérité d’être arraché au silence que parce qu’il compte au nombre de mes ascendants. Je vous livre ainsi le résultat de ce travail fastidieux mais combien passionnant et enrichissant, qui m’a fait découvrir cet ancêtre que l’on peut qualifier d’humaniste (d’humain comme le disais lui-même Jean Baptiste), un homme écouté et respecté de tous.

Les mémoires de Jean Baptiste GERBIER, poitevin, dit Fuschia | Alain LAPLACE

Alain LAPLACE

Je vous propose aujourd’hui de découvrir LES MÉMOIRES DE JEAN BAPTISTE GERBIER, qui vous conduiront de Saint-Pardoux à La Bassée, en parcourant les pages de ce blog dédié à ses écrits :

GerbierBlog – du Moulin-Poussard (Deux-Sèvres) à La Bassée (Nord)

Alain LAPLACE

Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Les mémoires de Jean Baptiste GERBIER, poitevin, dit Fuchsia

  1. Fichet ( oglou pour geneanet) dit :

    Bonjours ,
    Je viens de prendre connaissance des mémoires de Jean-Baptiste Gerbier que vous avez généreusement et courageusement mises en forme.
    Je m’y suis intéressé par ce que la sœur aînée de mon père , Lucie Fichet, a épousé en 1919 un certain Paul Gerbier natif de saint Pardoux (79) Il fait partie d’une des branches des Gerbiers que vous avez étudiés.
    J’ai été très surpris de la dimension humaniste de ces mémoires et surtout de leur modernité pour cette époque, où par exemple 80 pour ne pas dire 90% de la population était ou catholique ou protestante; Ses réflexions sur la foi et la croyance en Dieu sont exceptionnelles .
    J’ai pris connaissance de plusieurs rapports sur la situation économique et sociale de la Gastine à cette époque et tout spécialement celui du préfet des Deux Sévres ,juste après la Révolution, qui décrit la population des campagnes autour de Maziére ou de Saint Pardoux comme arriérée, aux maisons sans ouvertures, insalubres. Un peu plus tard, au début du XX eme un inspecteur d’académie, issue d’une famille de Maziére décrit comment l’école à transformé cette région qu’il peint à la fin du siecle précédent et au début du XX eme sous les mêmes qualificatifs que ceux du Préfet de Niort.
    C’est pourquoi je suis très curieux de savoir quelle fut la formation de Jean-Baptiste dans son jeune âge.
    Je ne pense pas que dans la bibliothèque de la famille il ait pu consulter Voltaire, Montaigne, et autres auteurs classiques.
    En tout cas sa capacité d’analyse et d’assimilation des situations est remarquable,
    Merci pour ce travail et sa mise en commun.
    Bien cordialement
    Louis Fichet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.